FACMAC V1 en quatre repères
- Trois cadrages : maison et jardin (60 m), rue et voisinage (120 m), quartier complet (220 m conseillé, 250 m maximum).
- Données publiques : LiDAR HD et BD TOPO de l'IGN pour le relief, les bâtiments, les routes et les haies.
- Sortie : un STL binaire fermé, calculé dans le navigateur et prêt à ouvrir dans un trancheur.
- État au 28 septembre 2026 : démonstration publique en ligne, gratuite, sans compte ni paiement, avec filigrane sous le socle.
Ce que la première impression a révélé
Je voulais transformer une adresse en objet : choisir un cadre sur une carte, lancer le calcul et récupérer un STL sans manipuler un logiciel de géomatique. La première chaîne y arrivait. Elle lisait le relief, reconstruisait les bâtiments, fermait le socle et produisait une pièce imprimable sans support.
Mais une maquette peut être géométriquement correcte et rester méconnaissable. Sur le premier tirage, les maisons existaient, mais les routes se lisaient mal, les limites végétales disparaissaient et certains volumes bas — terrasses couvertes, vérandas ou petits garages — n'étaient pas assez présents. À cette échelle, ce sont pourtant ces repères qui déclenchent la reconnaissance.
Cette contrainte a fixé la règle du projet : ne pas dessiner manuellement un quartier particulier. Le moteur doit retrouver seul les formes à partir des données disponibles. Corriger un toit à la main aurait amélioré une démonstration ; améliorer la segmentation LiDAR rend l'application utile ailleurs.
1. Lire les bonnes données IGN, pas une dalle entière
FACMAC convertit le point choisi du système GPS WGS84 vers le Lambert-93, puis construit un carré de travail exprimé en mètres. La Géoplateforme indique quelles dalles LiDAR HD couvrent cette zone ; leur format COPC/LAZ permet de ne lire que les cellules de l'octree réellement utiles.
Le nuage de points apporte les hauteurs du sol, des toits et de la végétation. La BD TOPO apporte les emprises de bâtiments, les axes et largeurs de voirie ainsi que les haies. Cette combinaison est essentielle : une emprise 2D donne des murs nets mais pas la forme du toit ; le LiDAR mesure le toit mais peut être incomplet sous un arbre.
Sur le quartier de référence de 228 m, la chaîne a lu 21,4 Mo de données LiDAR en 29 requêtes, au lieu de télécharger les dalles complètes. Dans la démonstration publique, ces lectures et le calcul sont exécutés directement par le navigateur du visiteur.
2. Reconstruire sans inventer les toits
Le terrain est calculé sur une grille de 0,5 m à partir des classes sol et eau. Les trous sont comblés progressivement, puis la surface est lissée avec retenue pour supprimer le bruit sans effacer les ruptures utiles.
Les murs viennent de la BD TOPO, les toits du scan
Dans chaque emprise, FACMAC isole les points LiDAR de bâtiment et calcule un quantile robuste par cellule de 0,25 m. Les pans réellement présents sont ensuite segmentés automatiquement. Le moteur ne choisit plus arbitrairement « deux pans » ou « quatre pans » : il conserve la surface mesurée quand elle explique mieux le scan.
Le toit conique est réservé aux moulins à vent réellement identifiés par la BD TOPO, puis ajusté sur leurs points. Deux couvertures basses accolées, de tailles et hauteurs cohérentes, peuvent restaurer automatiquement une paire de terrasses absente des emprises. Les bâtiments détectés uniquement dans le LiDAR gardent leurs hauteurs, mais leurs murs sont régularisés pour éviter un garage en escalier.
Des arbres stylisés, mais pas placés au hasard
À l'échelle d'un quartier, un tronc ou une branche n'est pas imprimable. FACMAC cherche donc les maxima de végétation mesurés au-dessus du terrain et les transforme en houppiers arrondis. Les arbustes restent des masses basses ; les haies de la BD TOPO ne deviennent un volume que si la végétation LiDAR confirme leur présence.
Le rendu est volontairement stylisé : l'objectif n'est pas de reconnaître l'essence d'un arbre, mais de retrouver le bosquet, l'alignement ou la lisière qui structure le lieu. Les routes et chemins, eux, sont gravés dans la surface et passent devant la végétation sans traverser les bâtiments.
3. Passer de millions de mesures à un solide imprimable
Une grille régulière complète produirait trop de triangles sur les zones planes. FACMAC utilise donc un maillage adaptatif RTIN : de grands triangles sur un terrain uniforme, des triangles plus fins autour des murs, des toits et des houppiers. Le seuil d'erreur est ajusté entre 0,02 et 0,3 mm pour rester sous un budget de 450 000 triangles.
La surface supérieure ne suffit pas. La chaîne ajoute un dessous plan, un socle de 3 mm et quatre parois verticales. Elle vérifie ensuite que chaque arête appartient exactement à deux triangles orientés : c'est le contrôle de fermeture qui permet de refuser un modèle troué avant sa publication.
La hauteur finale suit une règle simple :
z = 3 mm + (hauteur - point le plus bas) × échelle × exagération
L'exagération verticale est facultative. Elle rend le relief plus lisible sur une petite maquette, mais accentue aussi les arbres, les clochers et toutes les structures hautes.
Du rendu à l'objet
Les sorties réelles, y compris la première impression
Les rendus viennent directement du pipeline. Les deux photos bleues montrent le premier tirage physique, avant l'ajout des routes gravées, des haies confirmées et de la nouvelle reconstruction LiDAR des toits.
Notes techniques
La génération est écrite en TypeScript. La même chaîne s'exécute dans le navigateur de la démonstration, dans la CLI de développement et dans l'ancien mode worker. copc et laz-perf lisent les données compressées ; la projection Lambert-93, les rasters, les toits, le maillage, le STL et l'aperçu sont produits sans imposer PDAL, GDAL ou Python.
| Élément | Réglage V1 | Pourquoi |
|---|---|---|
| Zone | 20 à 250 m de côté | De la maison au quartier |
| Terrain | Cellules de 0,5 m | Stabiliser le relief sans conserver chaque point parasite |
| Toits | Cellules de 0,25 m, quantile robuste et segmentation de plans | Suivre le LiDAR sans inventer une famille de toit |
| Routes | 0,40 mm ; chemins 0,24 mm de profondeur | Créer un repère lisible sans couper les bâtiments |
| Haies | Au moins 0,8 mm de large et 0,6 mm de haut | Rester imprimables, uniquement si le LiDAR confirme la végétation |
| Détails bas | Au moins 0,40 mm imprimé | Deux couches de 0,20 mm pour une terrasse ou plateforme cohérente |
| Socle | 3 mm ; filigrane gravé à 0,6 mm dessous | Rigidité, dessous plan et traçabilité de la démonstration |
| Maillage | RTIN, environ 450 000 triangles | Conserver le détail sans gonfler inutilement le STL |
| Sorties | STL binaire + aperçu PNG 640 × 480 | Contrôle immédiat puis impression dans le trancheur choisi |
Mesures du quartier de référence
| Étape | Durée | Lecture LiDAR | Triangles | STL |
|---|---|---|---|---|
| Première chaîne, 228 m | 14 s | 29 requêtes, 21 Mo | 267 702 | 13,4 Mo |
| Détails V2, 228 m | 23,2 s | 29 requêtes, 21,4 Mo | 441 442 | 22,1 Mo |
| Candidate LiDAR automatique, depuis le cache | 4 s | 0 requête réseau | 455 552 | 22,8 Mo |
La dernière candidate a détecté onze toits LiDAR segmentés, un moulin conique, deux terrasses couvertes, deux bâtiments hors emprise, dix tronçons de route, neuf axes de haies et six plateformes basses. Ces valeurs sont à lire comme des mesures de développement, pas comme un engagement de performance. Le matériel du visiteur, le cache et la réponse de la Géoplateforme changent fortement la durée.
Les références publiques utilisées par la chaîne sont le LiDAR HD de l'IGN et la BD TOPO.
Réglages de départ pour l'impression 3D
Le STL sort déjà fermé et posé sur un socle plan. Il doit être placé socle contre le plateau, sans support. Pour du PLA et une buse adaptée au profil constructeur, FACMAC conseille comme point de départ :
| Réglage | Valeur conseillée | Remarque |
|---|---|---|
| Hauteur de couche | 0,12 mm | 0,10 mm pour maximiser les petits toits ; 0,16 mm si le temps prime |
| Parois | 3 lignes | Assez pour rigidifier le socle et les bords |
| Dessus / dessous | 6 couches | Ferme proprement les surfaces |
| Remplissage | 12 à 15 % | Grille ou gyroid |
| Adhérence | Brim de 5 mm | Réduit le soulèvement des angles |
| Supports | Désactivés | Le modèle 2,5D est conçu pour s'en passer |
Profil conseillé pour la WEEDO Tina2 / Tina2S
Dans FACMAC, le profil « 100 mm · WEEDO Tina2 / Tina2S » produit une maquette de 95 × 95 mm afin de conserver 5 mm de marge. Point de départ : couche de 0,12 mm, première couche de 0,20 mm, vitesse de 35 mm/s, paroi externe à 25 mm/s et première couche à 15 mm/s. Pour le PLA, 205 °C est une base ; sur Tina2S, 55 °C pour le plateau et ventilation à 100 % après les trois premières couches.
Le diamètre de buse doit rester celui du profil officiel de la révision de la machine. Si les maisons deviennent trop petites, le meilleur levier n'est pas la température : il faut réduire la zone à « Maison et jardin » ou « Rue et voisinage » avant de chercher un réglage plus fin.
Ce que la V1 ne doit pas masquer
- Deuxième impression à faire : la nouvelle candidate avec routes, haies, terrasses et toits segmentés est validée par le rendu et les tests, pas encore par un second tirage physique.
- Clôtures et grillages : une épaisseur réelle de 10 cm ne représente qu'environ 0,04 mm à l'échelle d'un quartier. La donnée disponible ne prouve pas non plus qu'une limite cadastrale est matérialisée ; FACMAC ne l'invente donc pas.
- Toits complexes : une emprise en L ou une verrière peut obliger à conserver une surface LiDAR filtrée, moins nette qu'un pan simple.
- Arbres : leur hauteur mesurée est plafonnée pour éviter qu'un houppier domine toute la maquette, surtout avec une exagération verticale.
- Bâtiments sous les arbres : si les points de toit sont classés en végétation, la reconstruction dépend davantage de la BD TOPO.
- Tours et clochers : leur hauteur peut dépasser le volume utile de l'imprimante ; l'alerte automatique reste à ajouter.
- Service IGN : ses latences sont variables. Les reprises réduisent l'impact sans le supprimer.
Une future option pourrait afficher des limites stylisées, à condition de les annoncer clairement comme une aide visuelle et non comme un grillage détecté. La prochaine validation utile reste très concrète : imprimer la candidate actuelle, comparer les toits et les deux terrasses couvertes, puis répéter l'essai sur un autre quartier.
Questions fréquentes
Quelles données FACMAC utilise-t-il ?
Les nuages de points LiDAR HD, complétés par les bâtiments, les routes et les haies de la BD TOPO, tous diffusés par la Géoplateforme de l'IGN.
Le STL est-il directement imprimable ?
La chaîne produit un solide fermé avec un socle et contrôle son maillage. Le fichier doit néanmoins être ouvert dans un trancheur pour vérifier les dimensions, le temps estimé et le profil de l'imprimante.
La maquette reproduit-elle chaque détail réel ?
Non. FACMAC privilégie une représentation reconnaissable et imprimable. Les toits suivent le LiDAR disponible, tandis que les arbres sont stylisés et les objets trop fins sont simplifiés ou omis.
Pourquoi les clôtures ne sont-elles pas générées ?
Parce qu'elles seraient souvent plus fines qu'une couche imprimable et qu'une limite cadastrale ne prouve pas la présence d'une clôture. Les créer automatiquement ferait passer une invention pour une mesure.
Puis-je essayer FACMAC aujourd'hui ?
Oui. La démonstration V1 est gratuite, sans compte ni paiement. Le calcul se fait dans le navigateur et le fichier de démonstration porte un filigrane sous le socle.
En résumé
FACMAC relie dans un même parcours une recherche d'adresse, les géodonnées nationales, une reconstruction LiDAR automatique et les contraintes physiques d'une petite imprimante 3D.
La V1 est en ligne et la chaîne adresse → STL fonctionne. La première impression a surtout rappelé la différence entre « techniquement valide » et « immédiatement reconnaissable ». C'est maintenant cette deuxième exigence qui guide le produit.
Essayez votre propre quartier
Choisissez une adresse, cadrez une maison ou un quartier et récupérez gratuitement le STL de démonstration. Si vous avez un projet fondé sur des données géographiques, FAC6 peut aussi en cadrer la faisabilité.