Le projet en quatre repères

  • Septembre 2025 : mise en production du WMS interne.
  • 3 utilisateurs quotidiens : back-office logistique et consultation manager.
  • 46 tickets tracés : projet, évolutions et incidents jusqu'au 26 août 2026.
  • 14 août 2026 : reprise de la base par l'infrastructure interne de l'entreprise.

Un logiciel vieillissant entouré de feuilles Excel

L'ancien outil de stockage avait été développé environ dix ans plus tôt et n'était plus maintenu depuis 2016. Il continuait d'exister, mais sa base grossissait sans optimisation et les besoins nouveaux étaient traités en dehors du système.

Le service utilisait alors un fichier Excel par client, avec des copies entre utilisateurs. Cette organisation produisait trois fragilités :

  • plusieurs versions d'une même information ;
  • des saisies et contrôles manuels pour préparer la facturation ;
  • une dépendance au service informatique pour obtenir des statistiques ou des états particuliers.

Le projet devait donc centraliser la donnée et rendre le métier autonome sur ses opérations courantes, sans simplement reproduire les tableurs dans une interface web.

WMS du marché ou développement interne : l'arbitrage complet

Une solution WMS du marché a été étudiée. L'investissement proposé était à cinq chiffres, mais le coût n'était pas le seul critère. Les règles spécifiques de facturation du stockage, les besoins de reporting et la volonté de réduire la dépendance à un fournisseur pesaient également dans la décision.

Le développement interne a été retenu parce que l'écart fonctionnel était significatif et que l'entreprise disposait d'une compétence capable d'assurer la construction puis l'exploitation. Cette dernière condition est essentielle : choisir le sur-mesure sans prévoir la maintenance remplace une dépendance éditeur par une dépendance à l'auteur.

Une comparaison qui dépasse le prix d'achat

Le bon calcul inclut le paramétrage, les interfaces, la reprise de données, l'hébergement, la formation, la maintenance, les évolutions et le risque de dépendance. Un devis moins élevé n'est pas forcément la solution la moins coûteuse sur trois ans.

Ce que le WMS centralise réellement

Le périmètre utilisé au quotidien couvre les mouvements de marchandises, les stocks, les inventaires, les états, la facturation, les statistiques et les bons de livraison. L'information est saisie une fois, historisée puis réutilisée dans les vues et documents attendus.

AvantAprès mise en production
Ancien outil non maintenu et fichiers Excel dupliquésUne application et une base centralisées
Statistiques produites à la demande par l'informatiqueTableaux et recherches disponibles dans l'application
Préparation manuelle de la facturationDonnées et règles rassemblées dans un même flux
Copies concurrentes et doublons possiblesSaisie unique et historique des opérations

Un produit en exploitation, pas un projet terminé à la livraison

Entre novembre 2024 et le 26 août 2026, 46 tickets liés à carocea2 ont été identifiés dans le système de suivi. Sur les 27 tickets disposant d'une catégorie exploitable, 23 relèvent du projet ou du développement et 5 d'un incident. Deux tickets restaient ouverts à la date de mesure.

Ces chiffres montrent surtout que l'outil continue d'évoluer. Le cycle retenu comprend le retour utilisateur, la création d'un ticket, la correction ou l'évolution, le test en pré-production, la sauvegarde puis le passage en production avec possibilité de retour arrière.

Un audit réalisé en juin 2026 a identifié cinq familles de risques : sécurité, fiabilité, modèle de données, performance et expérience utilisateur. Les actions ont été priorisées plutôt que masquées derrière le statut « en production ».

Le transfert de la base comme étape de maturité

Le 14 août 2026, la base de données a été transférée de l'environnement de la micro-entreprise vers l'environnement interne de Transports Brevet. Le coût n'a pas diminué : l'intérêt du changement est ailleurs.

L'entreprise est redevenue directement responsable de ses données, de ses accès et de la continuité associée. Cette reprise réduit la dépendance à une personne qui était à la fois auteur, prestataire initial et salarié. Pour une application métier durable, la propriété opérationnelle de la donnée doit être clarifiée aussi soigneusement que la propriété du code.

Une fonctionnalité livrée n'est pas encore un bénéfice

Le scan destiné aux équipes de quai et l'interface prévue pour des clients existent, mais ne sont pas utilisés de manière établie au moment de ce bilan. Aucun gain ne leur est donc attribué.

Cette distinction évite un biais fréquent dans les projets numériques : mesurer la réussite par le nombre de fonctionnalités terminées. Une extension ne crée de valeur que lorsqu'elle entre dans le processus, que les utilisateurs savent s'en servir et que son effet peut être observé.

La prochaine phase doit définir les populations concernées, accompagner l'usage puis mesurer le taux d'utilisateurs actifs, les mouvements enregistrés et les erreurs ou opérations évitées.

Huit enseignements pour remplacer Excel dans un processus logistique

  1. Inventorier les copies et leurs propriétaires. Le problème n'est pas Excel, mais les versions concurrentes et les dépendances invisibles.
  2. Décrire les règles de facturation. Elles déterminent souvent l'écart réel avec un WMS standard.
  3. Comparer le coût total. Achat, reprise, interfaces, exploitation et maintenance doivent être inclus.
  4. Prévoir la propriété des données. L'hébergement initial ne doit pas devenir une dépendance permanente par défaut.
  5. Instrumenter le produit. Utilisateurs actifs, mouvements, factures, incidents et délais sont plus utiles qu'un catalogue de fonctions.
  6. Séparer livraison et adoption. Une fonction inutilisée reste une hypothèse de valeur.
  7. Auditer après la mise en production. La sécurité et la performance évoluent avec le volume et le périmètre.
  8. Documenter l'exploitation. Une application interne doit pouvoir survivre à l'absence de son auteur.

Questions fréquentes

Quand faut-il remplacer Excel par un WMS ?

Lorsque les copies se multiplient, que les règles de stock ou de facturation deviennent difficiles à contrôler et que la production d'états dépend d'une seule personne. Il faut toutefois vérifier qu'un outil standard ne couvre pas déjà le besoin.

Comment choisir entre WMS du marché et sur-mesure ?

En comparant les processus couverts, les écarts, le coût total sur plusieurs années, les intégrations et la capacité réelle à maintenir la solution. Le sur-mesure n'est pertinent que si l'organisation accepte cette responsabilité.

Pourquoi ne pas compter le scan quai comme un gain ?

Parce que la fonction n'est pas encore adoptée. Une livraison technique ne prouve ni l'usage ni la valeur créée.

En résumé

carocea2 a remplacé un assemblage fragile d'ancien logiciel et de fichiers Excel par une source centrale utilisée au quotidien pour la logistique et la facturation.

Le retour d'expérience montre aussi les obligations du sur-mesure : maintenir, auditer, documenter, reprendre la maîtrise des données et reconnaître qu'une fonctionnalité non adoptée ne constitue pas encore un résultat.

Vos stocks ou facturations dépendent encore de plusieurs fichiers Excel ?

FAC6 peut cartographier le processus, comparer une solution du marché à un développement ciblé et définir les indicateurs avant le lancement.